Mot du Préfet du département du Ndé

La ville de Bangangté se situe à 40 km de Bafoussam, sur la nationale n°4 qui mène de Yaoundé, Bafia, Makénéné, Tonga à Bangangté. C’est une ville universitaire. C’est aussi une ville touristique, qui abrite non seulement l’université et environ 25 000 étudiants, mais aussi des vestiges comme le centre touristique construit de façon traditionnelle avec l’accord des français à l’époque. Il y a aussi le musée des civilisations, qui est le plus prisé en Afrique Centrale, avec le vaste programme de la route des chefferies. C’est un vaste projet très intéressant. Je demande aux touristes et leurs familles, de venir le visiter. Nous avons aussi nos palais royal, propice à l’écotourisme. Bangangté compte environ 5 hôtels, dont 3 au moins sont classés et 2 non-classés. Bangangté dispose de deux grandes structures hospitalières : L’hôpital protestant de Bangoua et l’hôpital de district de Bangangté. Il y a aussi des structures hospitalières privées.

Sur le plan scolaire, nous comptons plus de 500 écoles primaires, plus de 10 lycées et collèges d’enseignement public et privé. Bangangté, c’est aussi la tradition, avec trois grandes chefferies qui se confondent avec la ville. Bangangté est également une ville agricole où on produit beaucoup de pommes de terre, de choux, de haricot, de plantain, etc. La population agricole est laborieuse. Elle produit plusieurs tonnes de ces denrées, au point où on a la nourriture ici presque pendant 12 mois sur 12. Nous n’avons pas de problème de pénurie de produits vivriers. Le problème de la vie chère ne se pose pas dans ce département. Même si vous jetez votre haricot par terre, il va pousser. La terre y est fertile. Avant, Bangangté abritait juste une université : l’Université des Montagnes où on formait uniquement des médecins. Avec le développement des filières dans ladite université, la création d’autres institutions universitaires, la population a augmenté. La ville est devenue cosmopolite. La mutation a été très rapide au cours des dernières années, parce que les universités ont fait venir toutes les couches de la population camerounaise, avec un fort brassage. Les premiers étudiants vivaient au départ en famille. Aujourd’hui, il y a la multiplication des mini-cités. Cela a entraîné l’ouverture de plusieurs restaurants, le nombre croissant des moto-taxis pour le transport d’un quartier à l’autre, l’ouverture des boîtes de nuit, des hôtels, etc. L’économie de la ville bouge, et les populations sont contentes de vivre à Bangangté. Cette ville n’était pas prête à accueillir autant d’étudiants et de population.

Le premier problème qui touche tout le département est celui de l’approvisionnement en eau, le système construit à l’époque étant dépassé, je ne voudrais pas parler de celui de l’électricité, puisque c’est un problème qui touche presque toutes les localités du pays. Il y a des ménages qui passent trois ou quatre jours sans eau potable. Parfois on essaye de rationner l’eau, quelques fois avec les problèmes d’électricité grâce à laquelle est fait le pompage on ne parvient pas à le faire. Il y a aussi la petite criminalité, avec les mini-cités qui en sont victimes de temps en temps. Ajoutons à cette liste la promiscuité liée à la présence sur un même lieu des filles et des garçons. Nous sensibilisons les populations. Mais tout cela ne devrait pas décourager les visiteurs. Conjointement avec la mairie de Bangangté, nous envisageons de mettre sur pied des comités de défense dans les quartiers avec la participation des services de sécurité (police, gendarmerie).

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