Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 


C’est le 23 Mai dernier que toutes les parties prenantes au projet de gestion de boues de vidange se sont retrouvées pour la réception provisoire de cet important ouvrage qui offre ainsi à la Mairie de Bangangté un nouvel service public pour les populations.

Madame Cléo Loussouarn, Chef de projet Relations Internationales du SIAAP, le Secrétaire Général de la Commune de Bangangté, l’entreprise en charge de la construction du site représenté par son Directeur Général, Le chef de projet, Virginie Tamen Fotso troisième adjointe au Maire représentant Madame le Maire, le Délégué Départemental de l’Environnement du Ndé, le Délégué Départemental et le délégué Régional des Mines, Eau et Energie, la secrétaire particulière du Maire, toute l’équipe du service technique de la Commune de Bangangté ont assisté à ladite réception provisoire sur le site du centre de dépotage à Noumgha, situé à environ 5 km du centre-ville de Bangangté.

Il est 10h sous les cieux de Noumgha lorsque Cléo Loussouarn commence le tour du propriétaire afin d’avoir des idées claires et précises sur l’usage des fonds alloués pour sortir ce centre de dépotage des fonds baptismaux. Il s’agit pour elle d’apprécier la qualité du travail, de voir à quoi a servi l’argent des contribuables français. C’est Honoré Tchaewo, Chef de projet, Chef du service Hygiène et Assainissement qui conduit la troupe en présence de l’entreprise ETS ATELEWA qui a réalisé l’ouvrage. Après avoir reçu quelques explications du Chef de projet à chaque étape, l’émissaire de SIAAP va glisser quelques appréciations et remarques importantes et pertinentes sur le travail qui a été fait pour cette première phase et va finir par les félicitations. Cet ouvrage est construit sur une superficie de plus de 2 hectares au relief très peu accidenté, très loin des habitations. L’une des volontés exprimées par les populations lors des consultations publiques avant le démarrage. Noumgha a déjà son centre de dépotage, reste maintenant à le rendre opérationnel et la question qui se pose actuellement est celle de la mise en route de l’ouvrage. Son exploitation est un nouveau défi qu’il va falloir aussi relever au même titre que la conception de ce projet. La mise en service va dans les prochains jours offrir l’emploi aux jeunes qui vont assurer le service minimum. Et, ils se bousculent déjà en nombre pour prendre des renseignements sur les opportunités à saisir. Mais, l’ampleur du travail s’annonce très important au moment venu, car il va falloir satisfaire les populations de Bangangté, du Ndé et voire de toute la Région de l’Ouest. Ce sont les vidanges qui conditionneront le fonctionnement du site. En attendant le camion hydro-cureur attendu fin Juillet pour entrer dans la deuxième phase de ce projet, Cléo Loussouarn est repartie satisfaite du sérieux et de la volonté de l’exécutif d’accueillir ce projet innovant sur son territoire. Elle a martelé que malgré sa satisfaction qu’elle a exprimée, beaucoup reste à faire pour faire avancer et donner un succès éclatant au projet. Pour elle, ce n’est qu’une partie des travaux qui vient d’être faite selon les règles de l'art malgré quelques ajustements à faire. Tout commence donc dès cette réception provisoire pour le bon fonctionnement du Service Public d’assainissement que la Commune s’apprête à offrir aux populations à l'instar du service public de l'eau qui a vu la naissance de la régie communale de l'eau au sein de commune.

Pour la Petite histoire, C’est en 2013, sous l’égide de Célestine Ketcha Epse Courtès que la coopération entre Bangangté et le SIAAP voit le jour. En 2016, la convention entre les deux institutions est renouvelée pour une durée de trois ans au bonheur de la collectivité africaine. La Commune de Bangangté grâce à ce partenariat avec SIAAP va franchir un autre palier qui consiste à améliorer les conditions sanitaires de la population locale en réajustant son volet assainissement. Le SIAAP avait prévu d’accompagner la Commune camerounaise dans l’élaboration d’un état des lieux de l’accès à l’assainissement, pour quantifier le volume des boues à traiter. Puis d’assister dans la conduite des études préalables et de former les personnels locaux sur des aspects techniques et administratifs. Sans fioritures, une grande partie de cette mission vient de s’achever. L’appel d’offre pour la réalisation du site de traitement des boues de vidange par filtre planté de roseaux a été lancé en juin 2016. Il a fallu attendre pendant huit mois pour que ce Centre tant annoncé existe tant sur les papiers que physiquement.

C’est sans doute avec satisfaction que ce nouvel service verra le jour à la Commune de Bangangté avec l’arrivée des camions.