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Commune de Bangangté

Unité - Travail - Développement

Ici, vous êtes au lieu dit Carrefour Rdpc à Bangangté

Ils nous ont rendus visite dans le cadre de la Coopération Internationale Décentralisée

  • S.E Gilles Thibault
    S.E Gilles Thibault

    Actuel Ambassadeur de France au Cameroun

  • Mike Münzing
    Mike Münzing

    Maire de la Commune de Münsingen (Allemagne)

  • S.E Christine Robichon
    S.E Christine Robichon

    Ex Ambassadrice de France au Cameroun

  • Pierre Baillet
    Pierre Baillet

    Secrétaire Général de l'AIMF

  • Merlyn Schultz
    Merlyn Schultz

    Attachée culturelle de l’Ambassade des USA au Cameroun

  • Bruno Gain
    Bruno Gain

    Ex Ambassadeur de France au Cameroun

  • Pr. Olivier Ruppel
    Pr. Olivier Ruppel

    Directeur-Résident de la Fondation Konrad Adenauer au Cameroun

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Profession de foi de S.E.M. Paul BIYA

Je m’étais engagé également à consolider notre démocratie, notamment en garantissant une meilleure participation des citoyens à la vie publique. ...

Grâce à la décentralisation, je le répète, nos populations seront mieux associées à la vie publique.

Nos institutions se complètent progressivement et fonctionnent de manière exemplaire. La décentralisation est en marche et les Camerounais pourront bientôt participer plus directement à la gestion des affaires publiques.

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carte bangangteUne réalisation de Mlle Fanguem Vanessa Siva, étudiante en Master 1 - Université de Yaoundé 1

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Partenaires techniques et institutionnels

Après avoir été parmi les 100 maires du monde  à  être  invités par  le Secrétaire Général de L’Organisation des Nations Unies (O N U),  M. Ban Ki-moon,   pour  débattre des objectifs de développement durable, Célestine Ketcha Courtès s’ouvre à The Bridge Magazine. Derrière le sourire radieux  et le visage enjoué  de Mme Ketcha Courtès se cache  un personnage  charismatique, rigoureux et  tenace. Madame le Maire de Bangangté est constamment mue par le souci de la perfection. Mieux connue comme le Maire qui collectionne les titres honorifiques  en série, au Cameroun et partout  dans le monde,  Mme Ketcha Courtès nous dit d’où lui vient ce sens poussé de l’engagement, cet acharnement au travail. Cette  détermination de redorer la place de la femme dans la société,  de développer Bangangte,  le Cameroun, l’Afrique tout court.

Elue à Johanesbourg en Novembre 2015 Présidente des Femmes Elues Locales d’Afrique, Championne CGLU de la Coopération au Développement, Mme Ketcha Courtès se taille désormais une place de choix dans la sphère diplomatique Locale et internationale grâce à son travail.
•    Il y a de l’espoir dans l’air pour les pays du Commonwealth
Dans le journal britannique  The Telegraph,  l’activiste Tamara Chabe, militante en faveur du Brexit,  soutient son point de vue avec véhémence en ces termes:
« Les taux de croissance au sein de l’Union stagnent  tandis que de nombreuses économies du Commonwealth et plus largement de l’Anglosphère sont en pleine croissance… Outre les principaux partenaires commerciaux de la Grande-Bretagne, le Brexit aura des conséquences sur le continent africain d’où est originaire le plus important contingent de pays membres du Commonwealth. »
Comme pour renchérir les propos  de Sir Winston Churchill au General De Gaulle
lors d’un échange houleux  en 1944:    
“Si la Grande-Bretagne devait choisir entre l’Europe et le grand large, elle choisirait toujours le grand large”.
•    Célestine Ketcha Courtès, figure emblématique du pont culturel entre les nations.
Hybride culturelle et intellectuelle, Madame le Maire est restée conservatrice dans l’âme. Elle n’a pas été victime du choc des civilisations et des cultures malgré le cumul   de ses fonctions administratives et de ses   responsabilités traditionnelles de Reine mère  dans la commune de Bangangté. Elle est la Grande Royale Moderne.  La Grande Royale : cette métaphore est   un emprunt  à  Cheikh Hamidou Kane  dans son roman intitulé L’Aventure Ambiguë.
Mais nous ajoutons ‘moderne’ pour différencier Madame le Maire de Bangangté  de la Grande Royale des Diallobés. Car si la Grande Royale de Cheikh Hamidou Kane était soucieuse de perdre les générations  à l’école européenne, Célestine Ketcha Courtès (Grande Royale Moderne) par contre   a pu  concilier la tradition au modernisme   d’entrée de jeu.
L’école et la civilisation occidentale n’ont  pas tué en Madame Ketcha Courtès «  ce que nos ancêtres aimaient et chérissaient tant ». Elle est restée elle-même. Elle est de ceux qui comprennent que c’est primordial de reconnaitre ses origines. Car quand on sait d’où  on vient, on appréhende bien son présent et on se projette mieux dans l’avenir. Par ricochet on projette mieux l’avenir de ses populations locales, de son pays, de son continent tout court.


Le Brexit : Fallait-il ? Fallait-il peut-être pas ? Cette question qui brûle les lèvres est désormais surannée, obsolète. The Bridge Magazine l’aborde désormais sous un angle différent.

Les dés sont jetés. Passons au vif du sujet. Le Cameroun / l’Afrique au cœur du Brexit.
– Que pensez-vous de l’avenir du Cameroun en particulier et de l’Afrique en général, après cette affirmation de Tamara Chabe, dans The Telegraph ?
Je n’ai pas forcément la connaissance, la compréhension sur un tel sujet pour répondre précisément à votre question. Le peuple britannique s’est prononcé, l’esprit démocratique  veut que cette décision s’impose.
Concernant le Cameroun, les accords commerciaux entre l’UE et le Cameroun ne s’appliqueront plus avec la Grande Bretagne. Rien n’empêchera le Cameroun et la GB de convenir d’accords particuliers sur les produits agricoles par exemple, le Cameroun étant membre du Commonwealth. Donc l’impact à moyen terme sera quasi inexistant j’en suis convaincue.
‘‘Le  Brexit donne une  grande opportunité à la Grande-Bretagne d’embrasser le Commonwealth,  de devenir une nation  internationalement autonome dans ses échanges commerciaux’’.
La Grande Bretagne dans l’Union Européenne rayonnait sur le monde entier avec le Commonwealth. La sortie de l’UE ne donnera pas de nouvelles libertés pour accroitre cette forte influence économique et culturelle sur l’Afrique.

Il y a vous, à Bangangté, Mme Anne  Hidalgo à Paris (qui est proche de vous faut-il le rappeler ?) Maintenant Theresa May qui succède à David Cameron.  Le monde diplomatique serait-il séduit par  le  doigté  des dames, à  gérer la chose étatique (ou gouvernementale) ?

En matière de genre n’oublions pas la Chancelière Angela Merkel. Vous noterez que Bangangté est aussi en partenariat actif avec l’Allemagne, qui nous accompagne dans les investissements sociaux et dans l’amélioration de nos compétences.

Que pensez-vous de la succession de Theresa May à la primature du Royaume Uni ?

Madame Theresa May a été choisie par le parti, pour ses compétences et la confiance qu’elle inspire aux députés. En tant que Présidente des Femmes Elues Locales d’Afrique, Championne CGLU de la Coopération au Développement, nous avons fait un plaidoyer appuyé à tous les niveaux lors de la préparation de l’architecture Post 2015 pour une plus grande implication des Femmes dans la gestion des Etats à tous les niveaux. Madame May est une femme, je m’en réjouis. Elle aura dans les prochains mois, comme son Ministre Boris Johnson, fort à faire avec la négociation de partenariat avec l’UE, avant de consacrer du temps et de l’énergie avec les Pays du sud.

Parlez-nous de votre enfance, votre adolescence, de votre meilleur souvenir d’enfance.

J’ai eu une enfance heureuse, faite de challenges et d’envie d’impressionner mon père qui fit de moi dans une grande fratrie son homonyme direct. En effet fille de fonctionnaire j’ai grandi dans plusieurs villes au gré des affectations de notre père. Pour expliquer l’homonymie avec mon père, il faut dire qu’au Cameroun l’on est libre d’attribuer à la naissance d’un enfant un nom n’ayant aucun lien avec le nom des parents. Ainsi, polygame, notre père jusqu’à ma naissance donnait les noms des amis et connaissances aux enfants. A ma naissance il décida de m’appeler Ketcha comme lui et de me donner comme prénom celui de son frère aimé le Prince Ngongué Célestin, c’est ainsi qu’à l’état civil je suis la seule de tous ses enfants à porter seulement ce nom Ketcha. Cette décision de plusieurs témoignages fit problème avec ma mère qui trouvait que notre père avait pris une très mauvaise décision de donner son nom à une fille qui dès son mariage allait voir ce nom s’effacer devant celui de son époux. Peut-être avait-elle raison ? J’ai en tout cas essayé de lui donner tort en priant mon époux Courtès de bien vouloir lier les deux noms de famille aussi bien pour moi que pour nos deux filles. Nous sommes donc à l’état civil Ketcha Courtès. Ce qui m’honore aussi c’est qu’au Cameroun à travers moi l’on compte maintenant des centaines d’homonymes, donc des Ketcha. A Bangangté il y en a à profusion, filles et Garçons.

Quel était votre jouet préféré (ou jeu) d’enfance et pourquoi ?

Je n’ai pas souvenir d’un jouet particulier mais il se dit également que seule fille de ma mère j’avais des attitudes de garçon manqué en grimpant dans les arbres. Fille de fonctionnaire modeste je me souviens par ailleurs des vacances chez notre grand-mère où j’avais plaisir à coiffer la barbe d’épis de maïs en lieu et place de poupées. En tout cas il ne fallait pas grand-chose pour être heureuse ; malheureusement ce bonheur n’a pas duré longtemps, car notre père décède très tôt alors que je n’ai que 14 ans.

Parlez-nous de votre parcours académique, votre cursus universitaire.

Au décès de notre papa c’était un peu la débandade pour les enfants.  Les filles sont allées dans leur grande majorité en mariage de manière précoce, je me suis retrouvée avec maman à Bangangté et inscrite au lycée classique. Afin d’échapper au mariage forcé à un Chef par mon grand-père le Roi Njiki François, je vais me retrouver au lycée de Foumban avant de retourner au lycée du Manengouba. Je suis donc titulaire d’un Baccalauréat A4 Allemand, d’un BTS techniques Commerciales option Marketing puis d’un Diplôme d’Ecole Supérieur de Commerce à l’ESSEC de Douala. Je suis donc un pur produit du Cameroun.

Le fait d’être non seulement une femme d’affaires mais aussi d’avoir fait de hautes études commerciales ne vous prédisposait-il  pas déjà à une brillante carrière diplomatique ?

Je ne suis pas dans la carrière diplomatique, mais  je porte des idées, je fais des plaidoyers pour la décentralisation, pour l’accès des populations aux services essentiels et pour la reconnaissance de la capacité des femmes à compétence égale d’exercer les même activités que les hommes. Je m’efforce d’écouter, de comprendre pour mieux répondre aux besoins des populations, pour aller vers un développement durable. Ensuite, les besoins étant identifiés, je mets toute mon énergie pour trouver les ressources nécessaires à l’action. C’est un travail d’arbitrage, de médiation dans lequel il faut convaincre. Quelque part cela porte sur la diplomatie locale.

Vous êtes née pour gérer, née avec un bâton de pèlerin à la main on pourrait dire. Parlez-nous  un peu de votre fonction  de Maire de Bangangté et de  Présidente du Réseau des femmes élues locales d’Afrique (REFELA).

Née pour gérer peut-être pas. L’environnement dans lequel j’ai évolué m’a donné envie de chercher à prouver et à convaincre. Mon éducation de par mes parents m’a forgée pour la quête permanente de résultats et de l’amour de l’autre. Malgré lesmoyens modestes de papa nous vivions avec de nombreux enfants de familles démunies qu’il adoptait  parfois même sans lien de sang.
La fonction de Maire de Bangangté a été pour moi une occasion en or d’améliorer l’environnement dans lequel j’ai vécu au décès de mon père, faisant parfois des kms pour aller chercher de l’eau avant les 7 kms qui me séparaient du lycée. Cela a été l’occasion d’accompagner la soif de notre Président S.E.M Paul Biya que j’écoute avec beaucoup d’attention depuis des années, de changer, d’améliorer les conditions de vie des populations. L’amour de l’autre, du service rendu et de la disponibilité à écouter et compatir face aux problèmes des autres, hérités de notre père ont facilité les choses. Je suis donc à Bangangté en permanence au service et à l’écoute des populations. Pareil pour les Femmes Maires d’Afrique qui m’ont portée sans que je le sollicite à la tête de cet important Réseau.

Qu’est-ce qui vous fait rire ? Qu’est-ce qui vous attriste ?

Je suis comme tout le monde. Une bonne blague me fait rire. Dans ce monde en folie, chaque occasion de joie, de rire est à prendre à pleins bras.
La détresse, la misère, particulièrement des enfants me peinent, me bouleversent mais aussi la méchanceté me peine de même qu’elle peut me faire rire. Je ris parfois de l’ignorance des méchants qui en cherchant à faire du mal montrent leur méconnaissance et croient qu’ils échapperont au jugement des hommes, du divin et de l’histoire.
Dans ce monde moderne où communiquer est chose bien facile je suis désespérée de voir ces fous qui pour se faire entendre passent par la violence et par le crime, comme au moyen âge. A un moindre degré quand j’ai vu lors des manifestations de 2008 dans notre pays des jeunes instrumentalisés casser, casser les biens communs j’en étais malade. Malade au point d’être à Bangangté face à eux, me retrouvant en train d’enlever des pneus usés amassés sur le bitume prêts à accueillir le feu.

Aimez-vous votre travail ? Pourquoi ?

En mairie, dans mes actions pour expliquer les bienfaits de la décentralisation, pour toutes les actions qui contribuent à un meilleur avenir pour les populations, je n’ai pas l’impression de travailler. Mes convictions, la passion qui en découle me donne l’énergie, une volonté d’agir qui ne se trouve qu’exceptionnellement dans le monde du cadre salarié.

Qu’est-ce qu’il y a de plus gratifiant dans vos différentes fonctions ?

Le regard des personnes secourues, la reconnaissance des populations qui se traduit par l’amélioration des scores aux différentes consultations. Elu en 2007 à 73% nous avons été reconduits au 2ème mandat en 2013 à près de 86% avec plusieurs listes de partis d’opposition en face avec l’appui des mécontents suite aux primaires dans mon parti, qui ont spéculé et fait campagne avec l’opposition sur ma nationalité, en quelque sorte sur ce que j’ai appelé le délit d’amour ; du coup le fait d’être mariée à un français devenait pour certains une menace. Mais les populations ont tranché pour mon plus grand bonheur. L’autre élément de gratification en plus des reconnaissances nationales et internationales c’est le soutien du Président National de mon Parti le RDPC et par ailleurs Président de la République S.E Monsieur Paul Biya, et les plus hautes instances du Parti de même que son Epouse S.E Madame Chantal Biya, Présidente d’Honneur du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique, du Cameroun. Les résultats sont aussi Le fruit de l’important accompagnement de Ma Tutelle Le MINATD  ce qui est gratifiant et encourageant.

Quels sont les problèmes cruciaux auxquels sont confrontés les habitants de la commune de Bangangté ?

Les besoins restent nombreux malgré les efforts de l’Exécutif Municipal que j’ai l’honneur de conduire. Il s’agit de l’accès aux services essentiels (Eau, Assainissement, éducation, Soins de Santé, désenclavement, énergie etc…) et du développement d’un secteur privé apte à accroître les ressources propres locales. Ces problèmes sont fort heureusement répertoriés dans le Plan de Développement Communal actualisé (PCD) mis sur le site de la commune : http://www.communedebangangte.net/


Vous avez toujours le visage radieux, le sourire aux lèvres. Dites-nous quel est votre secret ? Comment arrivez-vous à concilier votre vie familiale et votre carrière diplomatique, sans oublier celle de  femme d’affaires de haute sphère?

Sauf comme je l’ai vécu en début d’année, quand la douleur du deuil vous envahit, qui vous déborde,   il y a  une pudeur qui s’impose, qui vous oblige à ne pas ennuyer vos interlocuteurs avec vos soucis. C’est l’éducation que j’ai reçue. Cette réserve, cette forme de pudeur, est parait-il assez british….
Les femmes, c’est un des avantages du genre, savent faire plusieurs choses en même temps. Plaisanterie certes, mais je m’efforce pour ma famille d’être très disponible quand je suis physiquement présente, et accessible lors de mes déplacements. Si mes activités professionnelles ou politiques venaient à mettre en péril ma famille je ferais immédiatement l’arbitrage.

Votre plus beau souvenir ? Votre souvenir le moins beau ?

La naissance de mes filles. Le plus mauvais c’est aussi l’opposé de la naissance, c’est donc le décès de notre père qui m’avait terrassée, j’avais pensé au suicide, mon idole s’en allait et l’horizon devenait sombre, incertain voire inexistant. J’ai ressenti la même chose au décès de maman et de ma marraine Mafeu Silikam.

La place des femmes, “des mamans de l’humanité’’ pour vous reprendre, dans les gouvernements, en société tout court.

Au Cameroun le Chef de l’Etat, Président du Parti RDPC, a par des instructions claires à la veille des deux dernières élections, prescrit  30% de femmes dans les Conseils Municipaux, voire la parité. Grâce à cette action salutaire, l’on est passé d’une dizaine de Femmes Maires avant 2007 à 24 Femmes Maires en 2007 puis à 31 en 2013 soit 8% des 374 Maires et Délégués de Gouvernement que compte notre Pays et plus de 30% de Députés Femmes au Parlement Camerounais. Il faut dire que si les chefs d’autres Partis avaient fait de même que le Président Paul Biya ce ratio serait bien plus que cela. Il y a eu en dix ans une belle progression de femmes en responsabilités politiques. Aujourd’hui au Cameroun toujours sur l’impulsion du Chef de l’Etat nous avons des femmes Préfets, Ministres des Ministères techniques, Commandants de Légion de Gendarmerie etc… Continuons   en prenant garde de choisir une femme pour ses aptitudes et pas parce que c’est dans l’air du temps.

Votre vision pour les activités caritatives.

La générosité de ceux qui ont quelques ressources disponibles est toujours utile pour résoudre ponctuellement des situations dans lesquelles les règles générales de solidarité étatique sont impuissantes. Ce qui m’impressionne toujours fortement c’est de constater que souvent des donateurs font leurs dons dans la discrétion, sans calcul politicien. J’ai en tête une école entièrement financée par des dons et qui est dédiée aux enfants, aux filles de Mbororos. Peu de gens savent que cette école est juste à côté de notre commune de Bangangté et que les donateurs sont de Bangangté. Ma maman était une reine des activités caritatives et c’est bien pour cela que j’ai choisi lors de ses obsèques de continuer par la création de la Fondation «  La Case à la Table Ouverte de Maman Pauline ».

Comment occupez-vous votre temps libre ? Parlez-nous de vos loisirs.

Je ne prends plus le temps pour jouer au golf ou piloter un avion de tourisme. Mais il m’arrive de prendre le temps du tourisme, souvent  gastronomique d’ailleurs, en famille. Faire découvrir des lieux chargés d’histoire à nos filles est souvent l’occasion de changer de rythme et d’activité.
Qu’est-ce qui vous passionne le plus ? Votre genre musical.
En matière de musique le genre country me relaxe particulièrement. Les rythmes dansants comme le rock m’attirent toujours.

Votre repas préféré. Votre couleur préférée et pourquoi ?

Le condré, plat typiquement de Bangangté, mais aussi le confit de canard, plat très raffiné et gouteux du sud-ouest en France. Je ne saurais dire que j’ai une couleur préférée mais le contraste, l’assemblage du vert des végétaux et du rouge de la latérite m’a toujours charmée associé à la couleur Or.

Quels sont vos plus grands efforts et ce qui vous cause le plus d’anxiété dans votre vie ?

Pour les efforts il faut dire l’amélioration des conditions de vie des populations, accompagner le Chef de l’Etat et le Ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana à lutter contre la vie chère.
L’anxiété vient des ravages du mensonge.

Dites une chose sur vous-même qui surprendrait la plupart des gens.

Je ne pense pas entretenir de zones d’ombre me concernant et ne saurais répondre peut-être tel que vous attendez à cette question. Cependant deux ans après un passage à Actualité Hebdo à la télévision  camerounaise, une femme m’avait remerciée d’avoir changé sa relation avec sa fille unique. En effet j’avais dit mon plaisir à natter mes filles et assise avec sa fille devant la télé, celle-ci lui demanda
« Maman Madame le Maire natte ses filles et toi pourquoi m’envoies-tu au salon de coiffure ? » Depuis lors, le dimanche est un vrai moment entre les deux. Mais ce qu’ignorait la dame c’est que j’adore aussi faire le ménage et si je déclare que je lave mon sol à la raclette j’aurais peur qu’on demande aux mamans de le faire. Vous voyez, malgré mes apparences très publiques je suis aussi une maman et une femme qui s’occupe du foyer.

Que planifiez-vous d’accomplir dans les années à venir ?

J’ai d’importants projets pour ma commune. Le centre de dépotage avec un service de gestion de boues, de vidanges, premier du genre en Afrique ; la construction d’un stade omnisport avec la contribution de la Fecafoot et du secteur privé porté par les camerounais de la diaspora américaine ; la construction de l’Hôtel de Ville digne de la ville 1er Prix Feicom de Meilleures Pratiques Communales de Développement Local, prix des Nations Unies du service public ; la construction du Marché Central avec le puissant appui de la coopération allemande et plein d’autres petits projets proches des populations tel que les lavoirs publics, les espaces verts de promenade et détente ; l’éclairage solaire etc……

Avez-vous une idole politique, une source d’inspiration ?

Naturellement c’est mon Président S.E.M Paul Biya qui tient de mains de maître ce Cameroun si difficile. Homme de paix, calme, posé, fin, aguerri et averti, patient, sage, humble ; il faut que j’arrête car je lui trouve tellement de qualité. Côté femme c’est Simone Weil qui pour moi donne l’image que je souhaite sur la capacité des femmes à faire, à réussir.
Ma source d’inspiration ce sont ces personnages politiques sus cités et ma défunte maman dont l’extrême générosité frisait le défaut.

Le problème d’eau restera toujours crucial même dans les grandes métropoles du Cameroun, d’Afrique. Comment avez-vous pu réaliser le défi d’étancher la soif des populations dans les villages de la commune de Bangangté ?

J’ai été élue à la tête de la commune en 2007. J’ai trouvé dans les tiroirs une formidable étude du Programme National de Développement Participatif, qui mettait clairement en évidence que pour 23 des 25 secteurs de la commune analysés, les populations mettaient en première priorité l’accès à l’eau potable.  Nous avons pendant six mois mis à contribution deux ingénieurs, en thèse de doctorat à  Polytechnique Yaoundé pour affiner notre compréhension et mieux quantifier ce vaste problème.
Ensuite avec l’exécutif de ce premier mandat nous avons recherché les partenariats possibles. Notons que l’Etat à l’époque avait depuis quelques années incité les collectivités à établir de relations directes de coopération à la faveur de la décentralisation en cours. Nous avons rencontré la fondation Véolia grâce à une élite de la diaspora, puis nous avons intégré l’Association de Maires Francophones. Un tour de table a permis l’adhésion de l’AESN et le SIAAP, le projet (MODEAB) de Maitrise d’Œuvre de Distribution d’Eau de Bangangté est né. Le don de ces organismes est de plus d’un milliard de fcfa et l’Etat a apporté sa précieuse contribution par une décision du Premier Ministre qui a défiscalisé les investissements de ce projet. Nous avons pu réhabiliter le réseau d’eau scan water dans 6 groupements avec la Commune de Bangou en intercommunalité, mettre sur pieds un mini réseau solaire à Sanki et construire des latrines écologiques dans les écoles et les marchés. Le plus important a été le Service de pérennisation des ouvrages mis en œuvre notamment pour ce qui est de l’eau du Service Public de l’Eau, et pour l’assainissement les Comités d’Education à l’Environnement. Ce projet a maintenant un prolongement avec le SIAPP pour l’assainissement avec le centre de dépotage cité plus haut qui sera il faut le répéter le premier en Afrique centrale.

Imperturbable, acharnée au travail vous avez le souci de la perfection on pourrait dire. Vous ne vous contentez pas d’être Maire du chef-lieu du département du Ndé (dans la région de l’Ouest Cameroun). Votre dynamisme vous fait collectionner des  distinctions honorifiques nationales et internationales. Entre autres : Meilleure commune Feicom  2012 ; Prix ONU 2014  du service public ; deuxième meilleure commune d’Afrique 2015.   La liste ne saurait être exhaustive. Quels autres titres honorifiques  avez-vous récemment reçu ?

Nous avons vu les bienfaits d’un bon diagnostic en 2007 avec l’analyse PNDP. Nous avons choisi d’exposer l’équipe municipale à un audit en visant une certification ISO 26 000 sur l’approche sociétale.  Le verdict est tombé en juin dernier. Bangangté avec un scoring de 480, est certifié ISO 26 000. Cela nous donne une formidable feuille de route pour les mois et années à venir. Nous allons encore mettre à contribution un ou deux jeunes diplômés de l’enseignement supérieur pour affiner notre plan de marche pour encore mieux servir nos populations.
Les libertés mais aussi les responsabilités données par les lois de décentralisation, voulues par le chef de l’Etat et le Ministre de l’Administration Territoriale, font que l’on ne peut plus en tant que maire avancer par intuition ou par saute d’humeur dans la conduite d’une commune. Nous n’avons pas la science infuse. La certification ISO 26 000 est un outil diagnostic qui met en évidence les axes de progrès durable pour le bien-être des populations.
Dans l’attente du verdict de l’AFNOR nous étions un peu dans l’inquiétude. Nous sommes fiers du résultat. Cela nous motive pour l’avenir.

En dépit de votre métissage culturel et intellectuel, vous restez conservatrice dans l’âme. On vous voit souvent drapée en costume traditionnel régalien, arboré des bijoux de l’Ouest Cameroun. Parlez-nous de vos responsabilités traditionnelles de Reine mère dans la commune de Bangangté.

Le Cameroun a cette singularité avec un pouvoir républicain qui cohabite avec les usages de la Tradition. Le  chef traditionnel veille depuis des siècles à l’intérêt supérieur commun à long terme de ses populations. Cela est en parfaite harmonie avec les responsabilités des élus de la république. Je suis petite fille du Chef Supérieur Bangangté qui a régné de 1912 à 1943.
Je suis une élue de la république. Cette République avec  son formidable système scolaire m’a formée, m’a donné le savoir pour être cadre en entreprise, puis dirigeante. Je suis fière de mon pays dans ses composantes républicaines et traditionnelles. Je n’ai jamais eu de contradiction, de dilemme entre cette culture ancestrale et la vie républicaine. Les atouts des habits traditionnels me plaisent et sont pour la reine mère que je suis une façon de montrer encore une fois cette belle harmonie entre la force de la tradition et la vie moderne de la république.  Parler en détail de la vie de la reine mère serait bien long. Notons tout de même que le rôle principal est d’arbitrer et d’apaiser les tensions qui inévitablement peuvent apparaitre entre les personnes d’une même communauté culturelle surtout quand il y a comme à la chefferie un voisinage intense entre les personnes. De la diplomatie sans le savoir comme vous me le direz peut-être.

Après avoir séduit Paris et New York, ce sera sans aucun doute le tour de Londres très bientôt. Comme qui dirait, Madame le Maire a plus d’une corde à son arc. Etes-vous prête à collaborer avec le Maire de Londres ?

Le Maire de Londres  est issu de la diversité comme l’on dit. J’aurai plaisir à le rencontrer.  Je ne sais pas, si comme le Maire de Paris il peut avoir le désir de coopérer avec le grand Sud. Je ne pense pas avoir séduit Paris et New York, mais c’est vrai, j’ai le privilège de bien m’entendre et de voir souvent  Anne Hidalgo maire de Paris. Ces grandes capitales sont très importantes dans la coopération décentralisée. Nous ne négligeons pas les possibilités de rapprochement avec des villes de moindre importance telles que Fouesnant dans l’Ouest français et aussi Muntsingen en Allemagne.
Merci infiniment Madame le Maire  de vous ouvrir à The Bridge Magazine.

Rachel Tcheungna
www.the-bridge-magazine.com

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Curriculum Vitae de nos Maires

  • Célestine Ketcha Epse Courtès
  • Dr Jonas Kouamouo
  • Nyangang Robert
  • Virginie Tamen Fotso
  • Niat Eric Aimé

Célestine Ketcha Epse Courtès

portrait courtesLes problèmes de développement des localités de la Commune sont les défis de celle qui a été réélue à l'issue des dernières élections municipales comme maire du chef-lieu du département du Ndé.

Madame Ketcha Courtès puisqu'il s'agit d'elle, est née le 13 Octobre 1964 à Maroua, au Nord Cameroun. Elle est titulaire d'un Baccalauréat A4, mention bien, d'un brevet de technicien supérieur option techniques commerciales et d'un diplôme d'études supérieurs de commerce et d'économie, Célestine Ketcha fut dans un premier temps cadre commercial et marketing à la Cimencam avant de se consacrer entièrement dans les affaires jusqu'à ce jour.

Faisant des choses avec respect et séduction, ses communications précises et méthodiques l'avaient propulsée à la tête de l'exécutif de Bangangté en 2007, Vice présidente de l'AEMF (Association pour l'entraide municipal et le développement), Maire de la Commune de Bangangté, Présidente Nationale du Réseau des Femmes Elues Locales d'Afrique du Cameroun (REFELA-Cam), ex-Présidente de la Panthère sportive du Ndé, actuelle adminitratrice et présidente d'honneur de la Panthère Sportive du Ndé, Ambassadrice de l'Afrique francophone dans les groupes de travail de l'union européenne portant « dialogue structure » sur l'aide, Présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d'Afrique (REFELA), Présidente Départementale des Cités et Villes Unies du Cameroun (CVUC - NDE).

Malgré ce parcours élogieux, Madame Célestine Ketcha Courtès n'entend pas s'arrêter en si bon chemin. Reine mère Bangangté et Bangoulap depuis 1997. Parfaitement Bilingue, elle parle français et anglais tout en comprenant l'allemand.
Il est à noter que elle a déjà reçu plusieurs distinctions honorifiques :
Chevalier de l'ordre national du mérite sportif seules femmes avec Françoise Mbango a l'avoir reçu au Cameroun, Chevalier de l'ordre national du mérite, Chevalier de l'ordre national de la valeur.
Mariée et mère d'enfants, Célestine Ketcha Courtès comme une combattante déterminée n'a jamais manqué dans le Ndé à aucune participation efficiente à l'émergence visée par le Président de la république son excellence Paul Biya à l'horizon 2035.

Dr Jonas Kouamouo

a1C'est grâce à sa dextérité qu'il a réussi jusqu'à nos jours à gérer la complexité d'un arrondissement aussi cosmopolite que Bangangté. De nombreux fils du Ndé viennent de faire de lui le 1er adjoint au Maire de la Commune de Bangangté. Une autre récompense pour cet homme de terrain capable d'apporter des solutions aux préoccupations des populations de son département bien aimé.

Cet homme marié et père de 4 enfants est allé à la véritable école du savoir.
En 1970 il obtient son Baccalauréat série D. Cinq ans plus tard il obtient son Doctorat 3ème cycle Université de REIMS, suivi en 1988 d'un Doctorat d'Etat dans la même université.
C'est finalement en Septembre 1990 qu'il ouvre la pharmacie de l'espoir à Bangangté. Bien avant cette date, il aura brillament servi à l'hôpital provincial de Bertoua comme biologiste et pharmacien du même hôpital. Maître de recherche, adjoint au chef de station de recherche médicale de Kumba et chef de laboratoire de biologie humaine, le Dr Jonas Kouamouo est depuis 2000 enseignant à l'Université des Montagnes de Bangangté (UDM). Il est promu au prestigieux poste de coordonnateur du second cycle pharmacie dans la même structure en 2005 avant de voir confier la responsabilité des laboratoires des cliniques universitaires. Cet enseignant chevronné a déjà rédigé une cinquantaine de publication de biochimie, pharmacie et plantes médicales.

Pharmacien, le Dr Jonas Kouamouo est aussi homme politique aguerri et expérimenté qui a très tôt compris où se trouvaient les préoccupations de son département. C'est ainsi qu'il hérite de 1997-2007 du poste de Président des sections RDPC du Ndé. L'éclatement des sections en 3 survenu en 2007 maintient tout de même ce natif du village Bamena aux commandes du parti cette fois-ci à la tête de la section RDPC NDE NORD. Durant toute cette aventure, il aura été de 1996 à 2000, premier adjoint au Maire de Bangangté, et de 2007 à 2013, député suppléant du NDE.

Les conseillers municipaux de la Commune de Bangangté viennent de lui accorder leur suffrage au poste de 1er adjoint à la Mairie. Ce manager expérimenté compte apporter un autre son de cloche pour le rayonnement de la Commune de Bangangté.

Nyangang Robert

nyangangNé le 14 Juin 1943 à Douala, le Maire Nyangang Robert est depuis le 16 Octobre dernier 2ème adjoint au Maire de la Commune de Bangangté.

C'est à l'école Sacré Cœur de New-bell qu'il obtient son CEPE en Juin 1957. Il poursuit ses études au Lycée Joss de Douala où il obtient succesivement le BEPC, le probatoire et le Bac série sciences expérimentales. Il parachève ses études en obtenant une bourse FAC d'études spéciales en France (Haute études commerciales) Sur le plan purement professionnel, il est directeur-promoteur de l'école supérieure de commerce « SUPDECO » de Yaoundé depuis 2004.

Bien avant cette date, il a occupé de hautes fonctions à la SNI, à la CAMSUCO, et consultant dans plusieurs entreprises internationales. Durant ce parcours professionnel élogieux, il aura également entre 1971 et 1976 été Directeur de l'agence SAEM/Cameroun de Yaoundé ; Consul honoraire de Suède toujours dans la même ville, sous directeur chargé des opérations maritimes de gestion dans la même sociéte et inspecteur comptable à la société anonyme de finance et d'Armement des navires-tour Atlantique Paris la défense.
Ce brillant militant de la première heure du RDPC est également administrateur des sociétés hôtelières du porte feuille de la SNI et administrateurs des sociétés industrielles et bancaires de la même structure. C'est fort de son dynamisme qu'il s'est vu respectivement octroyé les distinctions honorifiques suivantes :
-Chevalier de l'ordre national de la valeur
- Officier de l'ordre de la valeur
Titulaire des médailles d'honneur du travail en argent, vermeil, et or. Et enfin docteurs Honoriscansa de l'Université d'Abuja. Ce digne fils du Ndé est notamment du village Bangang-Fokam est marié et père de 7 enfants.

Virginie Tamen Fotso

virginie tamen fotsoElle aura été la révélation politique des dernières élections municipales dans la Commune de Bangangté. On avait toujours pensé qu'il fallait être financièrement nanti ou d'une dynastie bien établi pour faire partie d'un éxécutif communal.

Que non ! Mmadame Tamen Virginie épouse Nya est dépuis les récentes élections municipales 3ème adjointe au maire de la Commune de Bangangté.

Son parcours académique est respectivement sanctionné par un CEPE obtenu en 1984, d'un BEPC obtenu en 1990, d'un probatoire D obtenu en 1993 et d'un Baccalauréat D obtenu en 1995. Débute alors une carrière professionnelle comme maîtresse des parents de l'EP groupe 2 A de Bangangté de 2001 à 2008. La même année, elle fait partie de la 3ème vague des contractualisés. Cette contractualisation la propulse dans une classe d'examen, où elle tien de 208 à 2012 la classe de CM2 B dans la même école. C'est fort de son engagement dans la chose éducative qu'elle est nommée en 2013 Directrice de l'école publique de Madoum à Bangoulap.
Elle a effectué de nombreuse mission parmi lesquelles :
Chef de secretariat au CEP au centre des candidats libres en 2007 à l'école bilingue d'application de Bangangté. Madame Tamen Fotso Virginie a participé à de nombreux séminaires. Dotée également d'une formation en information, elle est depuis 2006 Présidente de sous Section OJRDPC de Bangangté 1. Mariée à Mr Nya Germain, elle a pour passion le handball, le football et la lecture.

Niat Eric Aimé

Monsieur ERIC NIAT est né le 09 Décembre 1973. Il est depuis la dernière élection municipale 4ème adjoint au Maire de la Commune de Bangangté. Monsieur le 4ème Adjoint au Maire de Bangangté  est marié et père d'un enfant.
Il a reçu une formation en 2001 à University of Massachussetts à Boston, et a également servi à la représentation permanente du Cameroun aux Nations Unies d'abord comme assistant délégué au sein du comité contre le terrorisme et par la suite comme assistant délégué au sein du conseil de sécurité sur les questions de conflits Africains.
Le Maire Eric Niat a également un Brevet de secourisme et maîtrise parfaitement l'outil informatique.








NOTE D'INFORMATION

RELATIVE A LA PARTICIPATION DE MADAME LA PRÉSIDENTE DU REFELA, MAIRE DE BANGANGTE (CAMEROUN), CELESTINE KETCHA COURTES, AUX RENCONTRES INTERNATIONALES DE HAUT NIVEAU ORGANISÉES SUR LE CONTINENT AMÉRICAIN, DU 31 MAI  AU 22 JUIN 2017.

La Présidente du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA) par ailleurs Maire de Bangangté (Cameroun), Madame Célestine KETCHA COURTES, a pris activement part, du 30 Mai au 22 Juin 2017, à trois rencontres internationales de haut-niveau.

Ces différentes rencontres ont permis aux participants de débattre des questions relatives au vivre-ensemble dans nos villes, aux défis climatiques et aux agendas de développement adoptés par la planète.

A travers sa participation active à ces assises, le REFELA a renforcé sa visibilité internationale, en tant que faîtière des villes dirigées par des femmes en Afrique, noué des contacts fructueux avec des organisations représentées à l'ONU et à l'Union africaine, et réaffirmé ses engagements et positions sur les grands défis mondiaux contemporains; confirmant ainsi sa force de propositions et d'action sur la scène internationale.

 

1-    LE FORUM DES FEMMES LEADERS SUR LA TRANSFORMATION DE L’AFRIQUE, NEW-YORK, SIEGE DE L’ONU, DU 31 MAI AU 2 JUIN 2017

 

Organisé conjointement par la Mission d’observation de l'Union africaine (UA) auprès des Nations-Unies, ONU-Femmes et la Mission permanente de la République Fédérale d'Allemagne auprès de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), ce forum visait la mise en place d’un Réseau apte à accroître le leadership féminin dans la transformation du continent africain, à l’ère de la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable des Nations-Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA), en mettant un accent particulier sur des piliers comme la Gouvernance, la Paix et la Stabilité.

Il s’agissait également de renforcer la participation égale et entière des femmes dans toutes les sphères du développement et de permettre à la gent féminine africaine de trouver sa place dans le leadership politique.

Le forum a regroupé plus de 80 participantes venues des cinq Régions d'Afrique, toutes issues du monde politique et civil, du secteur public et privé, de la société civile et des médias. Elles ont échangé sur plusieurs thèmes et partagé leurs expériences dans le domaine du leadership des femmes notamment.

D’après l’Ambassadeur Représentant Permanent de l’Union Africaine à l'ONU, S.E.M. Tete Antonio, « Le leadership féminin doit être au centre de l’agenda 2063 de l’Afrique et 2030  de l’ONU. La transformation de l’Afrique se fera à partir de la place que nous donnerons à la femme car le retard économique de l’Afrique est lié au peu de place que nous donnons à la femme ».

Pour la Présidente du REFELA, il faudrait à la base, une volonté politique forte des Chefs d’Etat africains et des chefs des partis politiques à présenter les femmes têtes de listes lors des différents scrutins électoraux.

L’instauration des « listes zébrées : une Femme suivie d'un Homme et inversement », permettra d'accroître davantage le nombre de femmes dans les postes électoraux en Afrique.

Elle a, en outre, réaffirmé l’engagement du Réseau des Femmes Élues Locales (REFELA) dont elle assure la Présidence jusqu’en 2018, à travailler avec les autres réseaux existants au sein de l’Union africaine et de l’Organisation des Nations Unies.  

 Le REFELA qui regroupe près de 5000 femmes maires, envisage organiser des campagnes nationales de sensibilisation et compte être présent dans tous les pays où les femmes seront engagées dans des élections pour soutenir les femmes candidates.

Le REFELA s’est en outre fixé comme priorité d’adresser les questions liées aux violences faites aux femmes, à l'éducation des filles, entre autres.

La Présidente en a profité pour inviter les femmes à transcender leurs peurs et  surtout, à faire preuve d’initiative et de solidarité entre elles. Si elles peuvent donner la vie, elles ont également le pouvoir de transformer l’Afrique de façon positive.

Le vendredi 2 juin 2017, en marge des travaux du forum précité, la Présidente du REFELA, Madame Célestine KETCHA COURTES, a contribué au lancement du Réseau des Femmes Leaders Africaines dont le but est de renforcer le leadership des femmes africaines en vue de la transformation de l’Afrique dans plusieurs secteurs.

Le REFELA entend vulgariser les activités dudit réseau au sein de ses chapitres nationaux, en partenariat avec les gouvernements et autres acteurs pertinents.

 

2-    LE 37e CONGRES DE L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES MAIRES FRANCOPHONES (AIMF), DU 19 AU 22 JUIN 2017

 

A l’invitation de la Présidente de l’AIMF et Maire de Paris, Madame Anne HIDALGO, et du Maire de Montréal (Canada) M. Denis CODERRE, la Présidente du REFELA a pris part à la tête d’une importante délégation de femmes maires africaines, au Congrès de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF).

La rencontre a également regroupé plus de 350 élus locaux, experts de gouvernements et de la société civile et partenaires au développement, rehaussée par la présence de la Secrétaire Générale de la Francophonie, Madame Michaëlle Jean.

A cette occasion, un accent particulier a été mis sur les femmes et sur l’importance de leur mobilisation en réseau pour renforcer leur impact sur le développement des territoires.

Ces trois jours de travaux ont permis au Bureau :

-    de reconnaître et renforcer la place des femmes dans le développement local ;
-    d’adopter un programme de subventions de plus d’1 million d’euros pour des projets portés par les villes membres, qui concernent l’amélioration des conditions de vie des populations, le développement économique, culturel et social ;
-    Pour le Réseau des Femmes Elues Locales du Cameroun (Réfela-Cam), les contours de la mise en œuvre du projet d’électrification solaire dans les Villes d'Afanloum, Mintom, Angossas, Mbengwi, Mayo Oulo et Maroua 1er ont été définis et les débuts effectifs des travaux ont fixés entre Octobre et Novembre 2017 ;
-    d’admettre 9 nouvelles villes ou associations faîtières comme membres ou membres associés ;
-    d’informer les villes membres sur l’Initiative pour l’amélioration des services urbains clés dans les secteurs sociaux, signée entre l’AIMF et la Fondation Bill & Melinda Gates en mars 2017, qui aboutira sur la mise en place de 15 projets pilotes en 4 ans centrés sur plusieurs problématiques ;
-    de préparer et adopter son plan d’action 2018-2020 pour la mise en œuvre du Partenariat stratégique AIMF-Union européenne, signé pour 7 ans en 2015, et qui va entrer dans sa seconde phase. La Présidente du REFELA en sa qualité de Maire de Bangangté (Cameroun) assure la Présidence du Groupe de plaidoyer sur les Services essentiels (eau, assainissement, déchets) dans les quatre pays cibles que sont le Burkina-Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

En marge des travaux, le premier Prix AIMF de la Femme francophone a été remis officiellement à la lauréate 2017, la tunisienne Mme Cyrine Ben Romdhane.

Madame Célestine KETCHA COURTES, Présidente du REFELA, est la marraine de ce premier prix qui a pour objectif d’honorer l’action de jeunes femmes des villes membres de l’association, actrices engagées de la société civile.

Des objectifs qui confluent avec les valeurs et le combat mené par le REFELA et c’est dans cet esprit que la Présidence du REFELA s’est engagée à soutenir la mise sur pied du Réseau des Femmes Leaders Maghrébines que préside la 1ère lauréate AIMF.

 

3-    LE XIIe CONGRES MONDIAL DE METROPOLIS, A MONTREAL AU CANADA

 

Ce congrès s’est déroulé du 19 au 22 Juin, sous le thème « Enjeux globaux : Métropoles en action », en marge du 27e Congrès de l’AIMF. Il a rassemblé les décideurs des métropoles mondiales et experts en gestion urbaine.

Les femmes et leurs réseaux ont un rôle éminent à jouer auprès des gouvernements locaux, eu égard à la dimension genre dans les politiques publiques, afin que celles-ci garantissent l’exercice effectif des droits de tous et de toutes, servent le vivre-ensemble, la prise en compte des solidarités locales et la protection du patrimoine environnemental.

A ce titre, la participation du REFELA était opportune. Madame la Présidente a densément contribué aux travaux, au sein des différents panels qu’elle a présidés et dans lesquelles elle est intervenue.

A l’issue de cette rencontre, les villes du monde ont proclamé la Déclaration de Montréal et dans cet esprit, le REFELA a réitéré son soutien pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le Climat./-


 
Le Cabinet de la Présidente